Comment utiliser cet outil ?
- Saisir le salaire brut mensuel, qui sert aux indemnités journalières.
- Saisir le salaire net mensuel, qui sert au congé supplémentaire de naissance.
- Choisir si vous êtes la personne qui accouche ou l'autre parent, et le type de naissance.
- Régler le nombre de mois de congé supplémentaire de naissance, un ou deux.
- Ajouter la PreParE si vous comptez réduire ou arrêter votre activité ensuite.
Trois dispositifs, pas un
Il n’existe pas en France de prestation unique équivalente à un congé parental rémunéré d’un bloc. Un parent enchaîne trois choses, chacune avec ses règles.
D’abord les indemnités journalières de maternité ou de paternité, versées par l’Assurance maladie et calculées sur le salaire brut des trois derniers mois. Ensuite, depuis le 1er juillet 2026, le congé supplémentaire de naissance, un ou deux mois par parent, calculé cette fois sur le salaire net. Enfin, si l’activité est réduite ou interrompue, la PreParE, un forfait mensuel sans lien avec le salaire.
Les simulateurs traitent en général l’un ou l’autre. Le montant qui compte pour organiser une arrivée est pourtant la suite complète.
Le calcul des indemnités journalières
La formule est publiée : on additionne les salaires bruts des trois mois précédant l’arrêt, chaque mois plafonné au plafond mensuel de la sécurité sociale, soit 4 005 euros en 2026, on divise par 91,25, puis on retranche 21 pour cent au titre des cotisations salariales.
Le résultat est encadré des deux côtés, entre 11,12 et 104,02 euros par jour. Un point de contrôle utile : au plafond, la formule redonne exactement le maximum publié, puisque trois fois 4 005 divisé par 91,25 puis diminué de 21 pour cent fait 104,02. Autrement dit, au-delà de 4 005 euros de brut mensuel, gagner davantage ne change plus rien à l’indemnité.
Les indemnités sont versées en jours calendaires, sept par semaine, et non en jours ouvrés.
Le congé supplémentaire de naissance
Créé par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 et précisé par les décrets du 30 mai 2026, il ouvre un ou deux mois par parent, pris d’un bloc ou en deux fois, à la suite des droits déjà épuisés. Il concerne les enfants nés ou adoptés à partir du 1er janvier 2026 et peut être pris depuis le 1er juillet 2026.
L’indemnisation est de 70 pour cent du salaire net le premier mois et de 60 pour cent le second, dans la limite du plafond de la sécurité sociale, soit 3 163,95 euros nets. Les plafonds journaliers correspondants sont de 72,81 et 62,41 euros.
Un point mérite d’être dit franchement : les textes parlent de « salaire net » sans préciser lequel, entre le net social, le net imposable et le net à payer. L’écart entre ces définitions représente plusieurs points de pourcentage sur le résultat. Ce simulateur demande donc le net directement plutôt que de le déduire du brut, et signale l’incertitude au lieu de la dissimuler derrière un chiffre unique.
La PreParE
La prestation partagée d’éducation de l’enfant est un forfait mensuel, indépendant du salaire. Elle vaut 459,70 euros en cas d’arrêt total, 297,17 euros pour un temps partiel jusqu’à la moitié, 171,42 euros pour un temps partiel de 50 à 80 pour cent. Les familles d’au moins trois enfants peuvent prétendre à la PreParE majorée, de 751,40 euros, sur une durée plus courte et sous conditions de ressources.
La durée dépend du nombre d’enfants : six mois par parent avec un enfant, dans la limite de son premier anniversaire, et vingt-quatre mois par parent à partir de deux enfants, jusqu’au troisième anniversaire du plus jeune.
Elle ne se cumule pas avec le congé supplémentaire de naissance sur une même période.
Ce que ce simulateur ne fait pas
Les règles propres aux travailleuses et travailleurs indépendants ainsi qu’au régime agricole ne sont pas reprises. Les indemnités journalières supportent la CSG et la CRDS, qui ne sont pas déduites ici. Aucun montant plancher n’est publié pour le congé supplémentaire de naissance, contrairement aux indemnités journalières, et l’outil n’en applique donc aucun.
Le résultat est une estimation. Les montants effectivement versés sont déterminés par l’Assurance maladie et par la CAF.
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