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Barème kilométrique 2026

Le barème officiel appliqué à votre trajet, et la réponse à la vraie question: les frais réels valent-ils le coup ?

Outil

Ce calculateur applique le barème kilométrique officiel 2026 à votre trajet quotidien. Il intègre la puissance fiscale, le plafond légal de 40 km et la majoration pour véhicule électrique. Vous découvrez immédiatement si déclarer vos frais réels est plus avantageux que l'abattement forfaitaire automatique de 10 %.

01: Mode d’emploi

Comment utiliser cet outil ?

  1. Saisir la distance domicile-travail en aller simple, puis le nombre de jours réellement travaillés dans l'année.
  2. Choisir la puissance administrative du véhicule, indiquée sur la carte grise au repère P.6.
  3. Cocher la case électrique si le véhicule est 100 % électrique, la majoration de 20 % s'applique alors automatiquement.
  4. Cocher la seconde case seulement si vous pouvez justifier un trajet de plus de 40 km, sinon le calcul plafonne comme le fait l'administration.
  5. Saisir le salaire net imposable pour comparer le résultat à l'abattement automatique de 10 %.

À quoi sert ce calculateur ?

Le barème kilométrique est la façon la plus simple de déduire ses frais de trajet quand on renonce à l’abattement automatique de 10 %. Il évite d’additionner carburant, assurance, entretien et décote: un coefficient unique couvre l’ensemble, calculé chaque année par l’administration à partir du coût de revient moyen d’un véhicule.

Ce calculateur applique ce barème à votre trajet et à votre véhicule, puis répond à la question que la plupart des simulateurs laissent en suspens: est-ce que déclarer les frais réels rapporte quelque chose. Tout tourne dans le navigateur, rien n’est transmis.

Comment fonctionne le barème ?

Trois variables entrent dans le calcul, et une quatrième le limite.

La puissance administrative figure sur la carte grise au repère P.6. Elle détermine la ligne du barème. Cinq lignes existent, de 3 CV et moins à 7 CV et plus. Un véhicule plus puissant que 7 CV n’a pas de ligne propre, il utilise la dernière.

Le kilométrage annuel détermine la colonne. Trois tranches: jusqu’à 5 000 km, de 5 001 à 20 000 km, au-delà de 20 000 km. La tranche intermédiaire ne fonctionne pas comme les deux autres: elle applique un coefficient plus faible mais ajoute un forfait fixe. C’est ce qui explique un effet contre-intuitif au passage de 5 000 km, où le montant ne fait pratiquement pas de saut.

Le type de motorisation ajoute 20 % au résultat pour un véhicule 100 % électrique. La majoration porte sur le montant, pas sur la distance.

Le plafond de 40 km est la limite. Au-delà de 40 km par sens, la fraction excédentaire n’est retenue que si vous justifiez l’éloignement.

Quelles sont les formules exactes ?

Où d est le nombre total de kilomètres parcourus dans l’année.

Puissance Jusqu’à 5 000 km De 5 001 à 20 000 km Au-delà de 20 000 km
3 CV et moins d × 0,529 (d × 0,316) + 1 065 d × 0,370
4 CV d × 0,606 (d × 0,340) + 1 330 d × 0,407
5 CV d × 0,636 (d × 0,357) + 1 395 d × 0,427
6 CV d × 0,665 (d × 0,374) + 1 457 d × 0,447
7 CV et plus d × 0,697 (d × 0,394) + 1 515 d × 0,470

Barème applicable aux revenus de 2025 déclarés en 2026, publié par Service Public. Il n’a pas été revalorisé cette année, comme l’année précédente.

Pourquoi le plafond de 40 km change tout ?

C’est la règle qui surprend le plus, et celle que les simulateurs concurrents passent le plus souvent sous silence.

Si votre domicile se trouve à plus de 40 km de votre lieu de travail, seuls 40 km par sens sont retenus. Un trajet de 60 km ne donne donc pas 60 km mais 40, sauf justification. Sur 200 jours, la différence est de 8 000 km, soit près de 3 000 € de déduction selon la ligne du barème.

L’administration accepte plusieurs circonstances: l’emploi du conjoint qui fixe le domicile ailleurs, l’impossibilité de se loger à proximité, l’état de santé, une mutation subie, des contraintes familiales sérieuses. Il faut alors joindre une note explicative à la déclaration. Voir la page Frais de transport de l’administration fiscale.

Le calculateur plafonne par défaut, parce que c’est ce que fait l’administration en l’absence de note. La case à cocher permet de voir le montant complet quand vous pouvez justifier l’éloignement.

Frais réels ou abattement de 10 %?

C’est la vraie décision, et elle se prend avant de remplir quoi que ce soit.

L’abattement de 10 % s’applique tout seul, sans justificatif ni démarche. Il vaut 10 % du salaire net imposable, avec un plancher de 509 € et un plafond de 14 555 € par membre du foyer fiscal, pour les revenus de 2025. Déclarer ses frais réels revient à y renoncer: on remplace l’abattement par le total des frais, on ne l’ajoute pas.

Deux exemples avec le même véhicule de 5 CV:

Trajet long, salaire moyen. 25 km aller simple, 220 jours, donc 11 000 km annuels. Le barème donne 5 322 €. Sur un salaire de 30 000 €, l’abattement vaut 3 000 €. Les frais réels rapportent 2 322 € de déduction supplémentaire, la démarche vaut le coup.

Trajet court, salaire élevé. 5 km aller simple, 200 jours, donc 2 000 km. Le barème donne 1 212 € en 4 CV. Sur un salaire de 80 000 €, l’abattement vaut 8 000 €. Les frais réels feraient perdre près de 6 800 € de déduction.

La règle pratique tient en une phrase: plus le salaire est élevé, plus le trajet doit être long pour que les frais réels deviennent intéressants.

Quels justificatifs faut-il conserver ?

Le barème est un forfait, il n’exige pas de tickets de carburant. Il faut en revanche pouvoir établir la réalité et l’ampleur des trajets.

  • La carte grise, qui atteste de la puissance administrative et du fait que le véhicule est bien à votre nom.
  • Un relevé du nombre de jours travaillés, un planning ou une attestation de l’employeur.
  • La distance retenue, mesurée sur l’itinéraire le plus court habituellement emprunté, pas sur le plus rapide.
  • La note explicative si le trajet dépasse 40 km par sens.

Ces pièces se conservent au moins trois ans, durée pendant laquelle l’administration peut demander des explications.

À qui ce calculateur s’adresse-t-il ?

  • Salariés qui hésitent entre frais réels et abattement, et qui veulent trancher en trente secondes plutôt qu’en remplissant deux déclarations.
  • Personnes récemment déménagées, pour qui le plafond de 40 km devient soudain déterminant.
  • Conducteurs de véhicules électriques, dont la majoration de 20 % fait souvent basculer le calcul du mauvais côté au bon.
  • Foyers à deux revenus, où chaque membre choisit indépendamment et où le calcul se refait deux fois.

Questions fréquentes

(La FAQ est rendue depuis le frontmatter au format FAQPage.)

Quels outils sont apparentés ?

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