Comment utiliser cet outil ?
- Déposez une image (glisser-déposer ou sélecteur de fichiers, une image par passe, jusqu'à 50 Mo)
- Tracez un cadre sur le premier endroit à masquer, ou entourez-le à main levée
- Choisissez le mode zone par zone : mosaïque, flou ou bandeau opaque
- Réglez l'intensité de chaque zone et vérifiez l'aperçu
- Téléchargez, dans la résolution du fichier d'origine
Comment pixeliser une image par zones ?
Vous tracez un cadre sur l’endroit à masquer. Puis le suivant. Puis celui d’après. Tous les cadres restent posés sur l’image en même temps, chacun avec son mode et son intensité, et le calcul se fait une seule fois, à la fin.
C’est là que la plupart des outils de pixelisation décrochent. Chez eux, on masque un endroit, on enregistre, on recharge le fichier enregistré et on recommence. Une photo avec quatre visages et deux plaques, cela fait six tours et cinq enregistrements intermédiaires, dont chacun recompresse un peu plus l’image.
Un cadre tracé peut ensuite être déplacé, agrandi par les coins et supprimé individuellement. Quand l’aperçu convient, vous téléchargez.
Tous les endroits ne sont pas rectangulaires. Au-dessus des réglages, vous passez de Rectangle à Main levée et vous entourez la zone au lieu de la cadrer. Le début et la fin du tracé sont reliés, et seule la surface intérieure est traitée. Déplacer, agrandir par les coins et supprimer fonctionnent ensuite comme avec un cadre.
Quel mode choisir selon le contenu ?
Trois modes par cadre, et le bon dépend de ce qui se trouve dessous.
Pour les visages, la mosaïque convient. Elle moyenne chaque tuile en une seule couleur, et le résultat se lit immédiatement comme un masquage volontaire, ce qui est en général l’effet recherché. Le flou est plus discret à l’oeil, mais il étale les contours au lieu de les jeter : à faible intensité, il reste plus de structure que la surface lisse ne le laisse croire.
Sur du texte, c’est le bandeau opaque. Il remplace les pixels du cadre par une couleur unique. Ce qui était écrit là n’est plus dans le fichier, à aucun niveau de zoom et sous aucun filtre. Ce n’est pas une question de goût, c’est la recommandation d’une étude évaluée par les pairs :
“We believe that a solid bar provides the best choice for all consequential redactions of text in an image.”
Hill, Zhou, Saul et Shacham, On the (In)effectiveness of Mosaicing and Blurring as Tools for Document Redaction, PoPETs 2016
L’autorité de protection des données de Basse-Saxe arrive au même endroit par le côté réglementaire et ajoute une deuxième condition : tracer le bandeau à 100 % d’opacité, puis exporter vers un format tel que JPG qui ne conserve aucun calque des étapes de travail (Hinweise zum Schwärzen von Dokumenten). Les deux conditions sont remplies ici par construction. Le bandeau est tracé pleinement opaque, pas avec un pinceau translucide qu’un curseur de contraste pourrait rattraper, et le téléchargement est une image matricielle à plat, sans calque à défaire. C’est ce que veut dire anonymiser une image quand c’est fait sérieusement.
Que contient le fichier téléchargé ?
L’image revient dans la résolution qu’elle avait en entrant. Une photo de téléphone en 4032 x 3024 reste en 4032 x 3024. L’aperçu affiché peut être calculé en plus petit pour que le tracé reste fluide, le calcul final porte quand même sur l’original. Un PNG avec des zones transparentes revient en PNG avec des zones transparentes.
Le fichier est réécrit pixel par pixel depuis la zone de dessin du navigateur. Ce n’est pas une copie rapiécée de l’original. Cela a une conséquence que la plupart des outils de pixelisation passent sous silence : ce que l’original transportait en données EXIF n’a plus d’endroit où tenir. Coordonnées GPS, heure de prise de vue, modèle d’appareil, numéro de série, champ logiciel et bloc XMP disparaissent, parce qu’ils ne sont jamais réécrits.
La petite vignette que les fichiers JPEG transportent dans le bloc EXIF disparaît aussi. C’est la partie que les éditeurs d’images oublient volontiers de régénérer : masquer un visage et laisser la vignette intégrée, c’est envoyer la photo d’origine en format timbre-poste dans le même fichier. Ici l’erreur est impossible, parce que l’ancienne vignette n’est jamais reprise.
Un profil colorimétrique intégré ne survit pas non plus au trajet. Pour des photos dans un large gamut, le rendu peut changer d’un rien. Pour une image qui porte déjà des bandeaux, ce n’est presque jamais le problème. Pour un fichier destiné à l’impression, si.
Quels fichiers l’outil accepte-t-il ?
Une image par passe, jusqu’à 50 Mo. Sont acceptés PNG, JPEG, WebP, GIF (sa première image) et AVIF, ce dernier partout où le navigateur le décode lui-même. Le HEIC reste en dehors dans cette version : les photos iPhone passent d’abord par HEIC vers JPG avant de revenir ici.
Le fichier reste sur votre appareil pendant toute l’opération. Il n’y a ni téléversement ni serveur qui le garde en dépôt, et vous pouvez couper la connexion réseau une fois la page chargée sans que le résultat change.
Les très grandes images butent sur une limite qui n’est pas la nôtre mais celle du navigateur. Chaque zone de dessin a une longueur de côté maximale et une surface maximale, au-delà desquelles elle rend des pixels vides plutôt qu’une erreur. Quand une image franchit cette ligne, l’outil le dit et refuse de la traiter. Un résultat vide serait la pire réponse, parce qu’un rectangle blanc ne montre pas qu’il aurait dû être une photo avec une plaque dessus.
Peut-on dépixeliser une image ?
Cela dépend de ce qui se trouve sous la mosaïque. La réponse se divise en trois cas, et aucun ne se résume à oui ou non.
Le texte dans une police connue doit être considéré comme récupérable. L’étude citée plus haut a entraîné des modèles de langue statistiques à relire du texte pixelisé, et cela fonctionne même quand la tuile de mosaïque est plus grande que la police : les auteurs ont relu du texte en 18 points sous une mosaïque de 24 points. Enregistrer ensuite en JPEG ne répare rien, c’est un malentendu répandu et coûteux.
Un visage sous une mosaïque est un autre cas. Personne ne reconstitue le visage. Ce que produisent les services de dépixelisation, c’est un visage inventé qui, réduit, redonne la même mosaïque, et il peut appartenir à quelqu’un d’autre que la personne photographiée. L’image n’en devient pas anonyme pour autant : qui dispose déjà d’une liste de personnes possibles et de photos nettes de chacune peut rapprocher un visage pixelisé de cette liste. Dans une étude de la même année, un réseau entraîné pour cette tâche a désigné la bonne personne parmi 530 candidats dans 57,56 % des cas avec une mosaïque de 16x16, contre 0,19 % au hasard.
Sous un bandeau opaque, il ne reste rien. Un seul effet de bord mérite d’être connu : le bandeau révèle sa propre largeur, et donc à peu près la longueur de ce qu’il recouvre. Pour un code postal, cela n’a aucune importance. Pour un mot tiré d’une liste courte de mots possibles, si.
Règle pratique : texte, chiffres, pièces d’identité, coordonnées bancaires et tout ce qui vient d’une capture d’écran reçoivent le bandeau. Visages, enfants à l’arrière-plan, plaques de porte et scènes de rue peuvent recevoir la mosaïque.
Questions fréquentes
Les questions qui reviennent avant le premier téléchargement.
Comment pixeliser une image gratuitement ?
Gratuitement et sans compte : déposez l’image, tracez les cadres, téléchargez. Pas de filigrane, pas de quota journalier, pas de qualité rabotée à l’enregistrement.
Comment flouter un visage sur une photo sans application ?
Directement dans le navigateur, rien à installer. Tracez un cadre sur le visage, choisissez le flou ou la mosaïque, réglez l’intensité, téléchargez.
Comment flouter un visage sur iPhone sans application ?
Ouvrez cette page dans le navigateur de l’iPhone. Le tracé fonctionne au doigt comme à la souris. Les photos HEIC passent d’abord par HEIC vers JPG.
Peut-on dépixeliser une image ?
Pour du texte oui, pour un visage en partie, sous un bandeau opaque non. Le texte pixelisé dans une police connue se reconstitue, d’où le bandeau sur tout ce qui est écrit.
Quel logiciel pour flouter un visage ?
Aucun logiciel à installer ici, la page suffit. Un éditeur classique convient aussi, à condition d’aplatir les calques à l’export et de régénérer la vignette EXIF.
Mon image est-elle envoyée sur un serveur ?
Non. Tout le traitement tourne dans votre onglet de navigateur. Pas de téléversement, pas de serveur, pas d’inscription, pas de télémétrie.
Quels formats et quelle taille de fichier sont acceptés ?
PNG, JPEG, WebP, GIF (première image) et AVIF, jusqu’à 50 Mo, une image par passe. Le HEIC n’est pas de la partie dans cette version.
La résolution et les métadonnées sont-elles conservées ?
La résolution oui, les métadonnées non. Le téléchargement a exactement les dimensions en pixels de l’original, les champs EXIF disparaissent.
Outils similaires
D’autres outils de l’écosystème convertisseur qui s’inscrivent dans le sujet :
- Supprimer les métadonnées, liste les champs EXIF, GPS et XMP d’un fichier avant de les retirer.
- HEIC vers JPG, convertit les photos iPhone dans un format accepté ici, en local et sans téléversement.
- Supprimer l’arrière-plan, détoure le sujet quand c’est tout le fond qui doit disparaître.
Dernière mise à jour :