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PERSONNALITÉ

Test de style d’attachement

Entre chercher la proximité et garder ses distances, tes réponses deviennent un point sur une carte, pas une étiquette.

Outil

Comment ça marche

  1. 01

    Évaluer 24 affirmations

    Pense à tes relations proches, surtout amoureuses, et note chaque affirmation de 1 à 5. Pas d’e-mail, pas de compte.

  2. 02

    Lire ton point sur la carte

    Tu vois tes scores d’anxiété et d’évitement, la zone où ils se situent et une remarque si un score est proche d’une limite.

  3. 03

    Comparer si tu veux

    Copie le lien pour la personne avec qui tu es en couple. Après son propre passage, elle voit vos deux points et peut te renvoyer la comparaison par lien.

Confidentialité

Les réponses restent dans l’onglet et ne sont pas enregistrées. Les liens de comparaison contiennent seulement des scores après le signe #, et le navigateur n’envoie pas cette partie au serveur.

Tu veux savoir comment tu vis la proximité et la distance dans tes relations, sans laisser ton adresse e-mail au passage. Ce test place tes réponses à 24 affirmations sur une carte à deux axes : l’anxiété d’attachement et l’évitement. Le résultat s’affiche tout de suite, et tes réponses restent dans ton navigateur.

01: Mode d’emploi

Comment utiliser cet outil ?

  1. Pense à tes relations proches, surtout amoureuses. Si tu n’es pas en couple en ce moment, pense à la façon dont les choses se passaient le plus souvent.
  2. Évalue 24 affirmations sur une échelle de 1 à 5. L’ordre est mélangé.
  3. Regarde ton point sur la carte, tes deux scores et la description de la zone où ils se situent.
  4. Pour comparer, copie le lien destiné à la personne avec qui tu es en couple. Elle fait le test de son côté, voit vos deux points sur la même carte et peut te renvoyer la comparaison par un second lien.

Que mesurent l’anxiété et l’évitement d’attachement ?

La théorie de l’attachement s’intéresse à la façon dont on crée des liens affectifs proches. En 1987, Hazan et Shaver l’ont appliquée à l’amour entre adultes et ont décrit trois styles. En 1998, Brennan, Clark et Shaver ont analysé ensemble les questionnaires utilisés à l’époque et y ont trouvé deux dimensions de fond. La plupart des équipes de recherche mesurent encore l’attachement selon ces deux axes.

L’anxiété d’attachement, c’est la peur du rejet et de l’abandon. Quand elle est élevée, un message resté sans réponse fait vite naître la question de ce qu’on a pu faire de travers, et on cherche des signes rassurants. L’évitement, c’est le malaise face à la proximité et au fait de dépendre de quelqu’un. Quand il est élevé, on préfère régler ses problèmes sans aide et on se sent vite à l’étroit si quelqu’un veut passer beaucoup de temps avec soi. Les deux axes peuvent être hauts ou bas, et toutes les combinaisons existent.

Quelles sont les quatre zones de la carte ?

La position sur les deux axes place les réponses dans l’une des quatre zones. Ce découpage en quatre cases remonte à un modèle publié par Bartholomew et Horowitz en 1991.

Zone Anxiété Évitement Ce que les réponses décrivent souvent
Attachement sécure faible faible La proximité semble détendue, demander de l’aide est facile
Attachement anxieux élevée faible Un grand besoin de proximité, une inquiétude rapide quand quelque chose change
Attachement évitant faible élevé L’indépendance compte beaucoup, trop de proximité donne envie de prendre du recul
Attachement craintif-évitant (souvent appelé désorganisé) élevée élevé La proximité est désirée et inconfortable à la fois

Beaucoup de tests appellent la quatrième zone « désorganisée ». Ici, elle s’appelle craintive-évitante, parce que ce nom décrit ce que montrent les scores : une anxiété élevée et un évitement élevé.

Aucune zone ne veut dire que quelque chose cloche chez toi. Chaque schéma est une manière de répondre à la question de savoir si l’on peut compter sur la proximité. Chacun aide dans certaines situations et gêne dans d’autres. Pour ta zone, le résultat indique ce qui réussit souvent, ce qui peut se passer dans les conflits, ce qui peut t’aider et ce qui aide la personne avec qui tu es.

Comment fonctionne le test de style d’attachement ?

Le test comporte 24 affirmations originales, douze pour chaque axe. Elles ne sont pas reprises de questionnaires de recherche, mais s’inspirent du modèle à deux dimensions de la recherche sur l’attachement. Avant la première affirmation, le test te demande de penser à tes relations proches, surtout amoureuses. Si tu es célibataire, tu penses à la façon dont les choses se passaient le plus souvent. L’ordre est mélangé, et quatre affirmations par axe sont formulées à l’envers, par exemple celle qui dit qu’il est facile de demander du soutien. Être d’accord compte alors dans l’autre sens.

À partir de tes réponses sur l’échelle de 1 à 5, le test calcule une moyenne par axe et la convertit en score de 0 à 100. À partir de 50, un axe compte comme élevé. Les deux scores placent ton point sur la carte, et le titre du résultat indique par exemple : tes réponses se situent dans la zone Attachement évitant. Si un score se trouve à dix points ou moins du milieu, le résultat précise que la description de la zone voisine peut aussi convenir.

La limite de 50 est un repère, pas une norme de mesure. Comme les affirmations sont originales, il n’existe pas de valeurs de référence issues d’un échantillon, et la recherche ne soutient de toute façon pas l’idée de types tranchés. Sous la carte, tu retrouves les deux scores en chiffres et en barres, avec la description de ta zone. Le résultat peut être copié sous forme de texte, pour tes notes par exemple.

Comment fonctionne la carte de couple par lien ?

Après ton résultat, tu peux copier un lien pour la personne avec qui tu es en couple. Il contient uniquement tes deux scores, par exemple #p=1.75-25 pour 75 en anxiété et 25 en évitement. Il ne contient ni réponses ni prénom, donc il ne dit pas comment tu as répondu à l’affirmation sur les messages restés sans réponse.

L’autre personne ouvre le lien et fait le test sans voir tes scores au préalable. Ensuite, son écran affiche les deux points sur la même carte : le sien sous forme de disque plein, le tien sous forme d’anneau. Elle peut alors t’envoyer un second lien qui te renvoie la comparaison. Il contient les scores de vous deux, et en l’ouvrant tu vois tout de suite les deux points, sans refaire le test.

De courtes remarques accompagnent la comparaison et décrivent les dynamiques que votre combinaison peut entraîner. Si l’une des deux personnes a un score d’anxiété élevé et l’autre un score d’évitement élevé, la remarque décrit par exemple le va-et-vient où l’une cherche la proximité pendant que l’autre se retire. Ce sont des tendances. La comparaison ne prédit pas comment votre relation va évoluer, et personne n’a besoin d’une application ou d’un compte.

Dans les deux liens, les scores se trouvent après le signe #. Le navigateur sépare cette partie de l’adresse, le fragment, avant de charger la page et ne l’envoie pas au serveur (RFC 3986, section 3.5). Les scores n’arrivent donc jamais chez kittokit. La page les lit dans le navigateur puis les retire de la barre d’adresse. Reste que toute personne qui a l’un des liens voit les scores qu’il contient, et les liens restent dans la conversation comme n’importe quel autre message.

Que dit la recherche sur l’attachement chez l’adulte ?

En 1998, Fraley et Waller ont examiné avec des méthodes taxométriques, sur 639 jeunes adultes, si les adultes se répartissent vraiment en groupes distincts. Un travail plus récent de Fraley, Hudson, Heffernan et Segal (2015) conclut, sur deux échantillons, que les différences individuelles correspondent mieux à un modèle dimensionnel qu’à un modèle en catégories, pour l’attachement en général comme dans des relations précises. Sur la page consacrée à l’un de ses questionnaires de recherche, Fraley déconseille fortement de classer les personnes d’après leurs scores. C’est pour cela que ce test affiche un point avec des limites souples.

Fraley, Vicary, Brumbaugh et Roisman (2011) ont interrogé 203 personnes chaque jour pendant 30 jours et 388 personnes chaque semaine pendant un an. Les données correspondaient le mieux à un modèle de prototype, avec un facteur stable sous des variations passagères. Un résultat d’aujourd’hui peut donc sortir un peu différemment dans quelques semaines sans que la tendance de fond change beaucoup.

L’attachement dépend aussi de la relation. Selon la synthèse de Fraley sur la recherche en attachement, le lien entre la sécurité ressentie avec un parent et celle ressentie en couple se situe autour de 0,20 à 0,50, donc faible à modéré. Gery Karantzas, qui dirige le Science of Adult Relationships Laboratory de l’université Deakin, expliquait en 2024 à ABC News qu’on peut se sentir en sécurité dans son couple et ressentir plus d’anxiété dans certaines amitiés, ou l’inverse. Ce test porte sur le couple : avec la famille ou les proches, ton point pourrait se trouver ailleurs.

La sécurité peut aussi se construire plus tard. Une étude longitudinale de Roisman, Padrón, Sroufe et Egeland (2002) a suivi des personnes pendant 23 ans. Elle décrit des adultes capables de raconter de façon cohérente des expériences difficiles de leur enfance et qui vivaient, au début de l’âge adulte, des relations proches réussies. Un questionnaire de 24 affirmations ne peut pas savoir si une telle évolution a eu lieu chez toi.

Quelles sont les limites de ce test ?

Ce test est une aide à la réflexion, pas un diagnostic, et il s’adresse aux adultes. Ses affirmations n’ont pas été vérifiées dans une étude dédiée, il n’y a donc ni normes ni rangs percentiles. Il n’aborde ni l’enfance ni l’estime de soi.

Les réponses dépendent du moment où on les donne. Quand on traverse une période tendue dans son couple, on ne répond pas comme dans une phase calme. Un deuxième passage peut donc donner autre chose, et un point proche d’une limite dit peu de chose sur le côté vers lequel tu penches vraiment.

Le résultat se prête bien à une discussion, avec toi-même ou avec la personne avec qui tu es. Il ne vaut pas comme jugement sur toi ou sur les autres, et encore moins sur des gens qui n’ont jamais fait le test.

Où trouver de l’aide si les questions de couple te pèsent ?

Si les questions de couple te pèsent beaucoup, un service de conseil ou une psychothérapie peuvent t’aider, et on y trouve la place pour ce qu’un questionnaire ne fait qu’effleurer. En France, en cas de crise, le 3114, numéro national de prévention du suicide, répond gratuitement 24 h/24 et 7 j/7. Dans les autres pays, contacte le numéro d’urgence local.

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